Embarquer dans le train ? N'oubliez pas la sécurité !

Date : 22/02/2018

Vous avez certainement déjà vécu cette situation : vous arrivez en gare et vous constatez que votre train part dans quelques instants. Vous courez jusqu'à la voie et vous arrivez hors d'haleine sur le quai, où vous remarquez qu'une seule porte du train est encore ouverte. L'accompagnateur de train se tient dans l'ouverture de la porte. Vous voulez embarquer mais l'accompagnateur vous indique clairement qu'il ne le vous permet pas. Pourtant, le train restera encore plusieurs minutes à quai avant de partir.

Cette situation est souvent mal perçue par les voyageurs. Dans certains cas, il n'est pas évident de savoir si l'embarquement est autorisé ou non.

Voici donc quelques informations au sujet de la procédure de départ de la SNCB :

L'accompagnateur de train doit fermer les portes au minimum 20 secondes avant le départ du train. Il donne tout d'abord un coup de sifflet, puis ferme les portes, à l'exception d'une seule.

Il doit alors se diriger vers le boîtier IOT le plus proche. En y actionnant une clé, il indique à la cabine de signalisation que « toutes les opérations » ont été exécutées. Il prend alors place dans l'embrasure de la porte laissée ouverte. A partir de ce moment-là, le train peut partir à tout instant. Il va sans dire qu'embarquer à cet instant-là est extrêmement dangereux.

Jusqu'au départ effectif du train, il existe donc une zone grise. Une porte reste ouverte et certains voyageurs pensent qu'ils peuvent encore monter à bord. Le train est cependant prêt à partir et peut se mettre en mouvement à tout moment. Pour des raisons évidentes de sécurité, l'accompagnateur doit interdire l'accès au train. En cas d'accident, c'est lui qui serait tenu pour responsable.

Si des voyageurs embarquent tout de même, ils risquent une amende de 50 € pour atteinte à la sécurité (225 € en cas de non-paiement dans le délai de 14 jours calendrier).

Dans les plaintes que nous recevons, les voyageurs mettent souvent en avant qu'ils n'ont pas entendu le coup de sifflet, qu'ils n'ont pas vu que les autres portes étaient fermées ou que l'accompagnateur de train ne leur a pas interdit l'embarquement. Il est fort possible que ces arguments soient justifiés. Il est par contre très difficile de prouver ce qui s'est réellement passé. Dans ce genre de cas, c'est la parole du voyageur contre celle de la SNCB.

La SNCB attache énormément d'importance à la sécurité et, dans la plupart des cas, n'annulera pas l'amende.

Notre service ne peut que souligner l'importance d'une procédure de départ en toute sécurité.

Le service de médiation regrette qu'il n'y ait toujours pas de procédure de départ sans «zone grise». La SNCB en avait développé une nouvelle mais ce projet a été arrêté parce qu'il n'a pas répondu aux attentes.

Dans ce contexte, nous ne pouvons que vous recommander d'être attentif si vous voulez embarquer en dernière minute. En cas de doute, demandez l'autorisation de monter à bord à l'accompagnateur de train.

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